Le secteur à but non-lucratif au Danemark

P2256813Une pause s’impose. Pour oublier l’espace d’un instant que la maison brûle dans un certain nombre d’Etats membres de l’UE. Pour braquer, au moins momentanément, les projecteurs sur les héros des temps modernes, ceux qui consacrent toute ou partie de leur énergie à un secteur en pleine expansion, le secteur à but non-lucratif. Un secteur rassemblant pas moins de 100 000 associations ou organisations de volontaires au Danemark, dans la plupart des cas organisées au niveau local. Sans compter un peu plus de 6000 fondations de bienfaisance (1). On estime que près de 35% de la population danoise d’âge adulte participe d’une manière ou d’une autre à une activité basée sur le volontariat, ce qui place le pays au-dessus de la moyenne en termes d’engagement citoyen, mais en retrait néanmoins par rapport à ses voisins nordiques, la Suède et la Norvège (respectivement 51 et 48%) (2).

Le secteur à but non-lucratif est d’autant plus vital pour le Danemark que l’Etat-providence y occupe une place incontournable et que le manque de main-d’oeuvre et une série d’impératifs économiques (notamment en termes de soutenabilité des finances publiques) rendront la préservation de son niveau actuel particulièrement difficile à atteindre. La promotion du secteur est donc une priorité nationale.

Un Conseil au Volontariat (Frivilligrådet) a ainsi été mis en place en 2008 (3). Il est notamment chargé de conseiller le ministre des Affaires Sociales sur les enjeux entourant le secteur à but non-lucratif.

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Une stratégie nationale de développement de la société civile (“Civilsamfundsstrategi”) a été présentée la même année. Elle a notamment débouché sur le renforcement des moyens alloués au Centre pour l’Entreprenariat Social (Center for Socialt Entreprenørskab), placé au sein de l’Université de Roskilde (http://www.ruc.dk/forskning/forskningscentre/cse/) et du Centre pour l’Economie Sociale (Center for Socialøkonomi, http://www.socialokonomi.dk/).

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Le groupe de réflexion Mandag Morgen a récemment pris le relai en publiant une stratégie visant à promouvoir l’entreprenariat social dans le pays (4). Dans cette stratégie est notamment souligné le rôle important joué par les fondations privées, dont le nombre a doublé depuis le début des années 90 et qui disposeraient de moyens estimés à près de 50 milliards de couronnes (6,7 milliards d’euros), un montant représentant près de 3% du PIB.

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Le secteur à but non-lucratif est, de manière conjointe au thème de la responsabilité sociale en entreprise, appelé à jouer un rôle aux avant-postes de l’économie danoise. Beaucoup entendent aujourd’hui s’engouffrer dans cette voie. Et vous?

(1) Thomas Boje (2006): Den frivillige sektor i Danmark

(2) National Civilsamfundsstrategi, ministère des Affaires Sociales, http://www.sm.dk/Publikationer/Sider/VisPublikation.aspx?Publication=495

(3) http://www.frivilligraadet.dk/

(4) https://www.mm.dk/velf%C3%A6rdens-iv%C3%A6rks%C3%A6ttere

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