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Le Danemark et le chômage des jeunes

20100612_143509_242Au Danemark aussi, la crise aura laissé des traces sur le marché du travail. Le nombre de personnes employées dans le secteur privé est ainsi passé de 2,1 à 1,9 million entre 2008 et 2010. Une baisse qui n’aura été que très faiblement compensée par la hausse des effectifs dans le secteur public. Heureusement, la situation s’améliore peu à peu. Le taux de chômage était officiellement de 4,1% au mois de mai (6,8% selon Eurostat), les perspectives de manque de main-d’oeuvre qualifiée étant par ailleurs confirmées à moyen terme. Les séniors ayant été épargnés par la crise (le taux de chômage est le plus faible pour les 60-64 ans), l’attention se porte naturellement vers les jeunes, pour lesquels la rentrée 2010 s’annonce encore délicate (1).

Le taux de chômage des jeunes reste toutefois moins élevé au Danemark qu’ailleurs. Un récent rapport de l’OCDE soulignait en effet que le taux de chômage des 15-24 ans atteignait 11,4% au 3ème trimestre  2009, contre 17,6% en moyenne au sein de l’OCDE et plus de 24% en France (2). Comment peut-on donc, au moins partiellement, expliquer les différences constatées?

– Le modèle de flexicurité est avant tout caractérisé par l’accent mis sur le renforcement continu de l’employabilité. Or ce processus débute au Danemark dès le début de la vie étudiante, en dépit de la relative générosité des allocations étudiantes (3). En 2008, le taux d’emploi des 25-29 était ainsi de 80,9%, celui des 20-24 ans de 76,8%, celui des 18-19 ans de 69,8% et celui des 16-17 ans de 53,1% (4). Les étudiants ne restent donc pas inactifs et ne vivent pas, dans leur majorité, aux crochets de leurs parents. Selon une enquête du ministère de l’Education datant de 2008, un étudiant danois percevait en moyenne 11 700 euros par an (après impôts) en combinant emploi et allocations étudiantes.

– Le système de formation professionnelle repose sur une interaction constante entre les entreprises et les partenaires sociaux, l’Etat proposant par ailleurs aux premières d’importantes subventions pour recruter et former les apprentis. Un accord a par exemple été conclu en mai 2009 entre le gouvernement et LO (principale confédération syndicale du pays) qui prévoit notamment l’octroi de subventions pouvant désormais atteindre jusqu’à 16 000 couronnes (environ 2100 euros) par stagiaire (6000 couronnes pour les 3 mois de stage et 10 000 couronnes en cas d’embauche).

– Face à la crise, le gouvernement danois a proposé deux plans de lutte contre le chômage des jeunes incluant un ensemble de mesures telles que la création de 5000 places de stages d’apprentissage supplémentaires, l’octroi de davantage de moyens aux jobcenter afin de garantir une offre (stage, formation, aide à la recherche d’emploi) aux 18-19 ans dès la première semaine (contre trois mois auparavant), ou encore le conditionnement du versement des allocations familiales entourant les 15-17 ans sans formation au respect du plan d’éducation passé avec l’ensemble des acteurs concernés (parents, communes et jobcenter).

La rigueur budgétaire et le niveau d’endettement de notre pays ne permettent malheureusement pas d’évoluer vers le modèle scandinave dans lequel il s’agit pour le jeune de “se trouver” (en opposition à “se placer” dans le cas de la France), comme l’explique la Maître de conférence en sociologie à l’EHESS, Cécile Van de Velde dans son ouvrage consacré à la jeunesse en Europe (5). Non seulement l’accent est davantage mis, en France, sur les diplômes au détriment de l’expérience professionnelle, mais le jeune diplômé, du fait du mode de fonctionnement du marché du travail, est souvent contraint d’effectuer le parcours du combattant pour décrocher un emploi stable.

Le risque est donc que les jeunes français continuent de voir leurs aspirations à l’indépendance non satisfaites. Avec le dérapage des finances publiques, c’est sans doute le plus grand échec de nos gouvernants au cours de ces dernières années. Pour Cécile Van de Velde, les jeunes français seraient ainsi des “scandinaves contrariés”.

Baignant comme à leur habitude dans l’autosatisfaction, les autorités préfèrent néanmoins caractériser le plan de relance mis en oeuvre en 2009 comme “sans accroc” (6). Circulez, il n’y a rien à voir! Rien à apprendre non plus…

(1) www.dst.dk/nytudg/13007

(2)http://www.oecd.org/document/40/0,3343,fr_2649_33729_44290024_1_1_1_1,00.html

(3) http://su.dk/SU/satserSU/videregaaende/Sider/default.aspx Le dispositif d’allocations étudiantes a coûté 1,65 milliard d’euros en 2009.

(4) http://www.statistikbanken.dk/statbank5a/default.asp?w=1280

(5) “Devenir adulte. Sociologie comparée de la jeunesse en Europe”, PUF 2008.

(6) http://www.acteurspublics.com/article/06-07-10/un-plan-sans-accroc

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Des allocations familiales au Danemark

IMG_0203Mettre davantage l’accent sur le bon vieux principe du donnant-donnant. Voilà ce qui attend probablement le Danemark dans l’optique de maîtriser l’évolution de la consommation publique (même si cette seule option restera insuffisante pour ramener le déficit budgétaire sous la barre des 3% d’ici 2013), mais aussi et surtout dans l’optique de mettre davantage de monde de sur le marché du travail.

Aujourd’hui au sein de l’opposition, les sociaux-démocrates proposaient il y a quelques jours de mettre un terme à la “passivité”, en principe toute relative selon les règles déjà en vigueur,  d’un certain nombre de bénéficiaires de l’aide sociale versée par les communes, destinée aux demandeurs d’emploi non-assurés contre le chômage, en les obligeant à travailler pour des entreprises dites “sociales” (entreprises ou institutions du public comme du privé dont les fonctions relèvent de l’intérêt général) (1).

Cette proposition fait suite à l’adoption, bien réelle celle-là, d’un durcissement des règles entourant le versement  des allocations familiales dans le cadre d’un plan de lutte contre le chômage des jeunes présenté en octobre 2009 et ciblé sur les 15-17 ans. Le plan prévoit notamment de mettre l’accent sur les jeunes de 15 à 17 ans sans emploi et ne suivant pas de formation après la fin du collège en élargissant le contenu du plan de suivi individuel mis au point entre les élèves concernés, leurs parents et les autorités communales, à travers la multiplication du nombre de stages (dont la pratique est peu développée au Danemark) et du nombre de volontariats.

Depuis l’adoption de ce plan, les autorités communales se réservent le droit de suspendre le versement des allocations familiales (rebaptisées d’ailleurs “allocations jeunesse” pour les 15-17 ans) dans le cas où le plan de suivi individuel n’est pas respecté. Une menace qui n’est pas sans conséquences pour le portefeuille des familles vu que le niveau de ces allocations est encore plus élevé qu’en France: versées chaque trimestre, elles atteignent, par enfant, 4247 couronnes (570 euros) entre 0 et 2 ans, 3362 couronnes (450 euros) de 3 à 6 ans et 2645 couronnes (350 euros) de 7 à 17 ans (2). Leur montant n’est de plus pas imposable et est indépendant du revenu des parents (3).

La nécessaire attention portée à la dépense dans nos pays respectifs relancera à n’en pas douter le débat sur les droits et les devoirs des bénéficiaires de revenus de transfert au cours des prochains mois. Affaire à suivre donc…

(1) “Slut med passiv forsørgelse” Berlingske Tidende, 6 avril 2010 http://www.berlingske.dk/danmark/s-slut-med-passiv-forsoergelse

(2) https://www.borger.dk/Emner/familie-og-boern/boern/boernepenge/Sider/boernefamilieydelse-boernecheck.aspx

(3) Afin de comparer leur montant avec celui en vigueur en France, consulter le site de la CNAF: http://www.caf.fr/wps/portal/particuliers/catalogue/metropole/af

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L’activation des demandeurs d’emploi au Danemark: un droit et un devoir

SPM_A0663Du modèle danois de flexicurité, on retient souvent les deux premiers piliers. A savoir principalement la flexibilité entourant les préavis de licenciement (par exemple de 3 jours à 3 mois après un an d’ancienneté et de 5 jours à 6 mois après dix ans d’ancienneté dans le secteur privé) et la relative sécurité découlant du niveau des allocations chômage (16 293 couronnes par mois, soit 2185 euros, montant imposable débouchant sur un taux de couverture moyen du précédant salaire de l’ordre de 60%) (1). Le troisième et dernier pilier (la flexicurité est en effet souvent présentée, de manière réductrice, comme un modèle reposant sur trois piliers, au risque de passer à côté de certaines autres caractéristiques pourtant incontournables telles que la place accordée à la formation continue ou encore le rôle joué par les partenaires sociaux), le système d’activation des demandeurs d’emploi, est quant à lui beaucoup moins connu.

Introduit dans les années 90, il a néanmoins contribué à parfaire un modèle internationalement reconnu. Le principe de ce “troisième pilier” est de s’assurer, à travers le suivi individuel conjointement réalisé par la caisse d’assurance-chômage et par le jobcenter, que le demandeur d’emploi, dans le cas où la situation économique est particulièrement dégradée, ne se contente pas, une fois passé un certain temps au chômage, de satisfaire à la norme de l’envoi de deux candidatures par semaine. L’idée est de renforcer ses chances, à travers un processus dit d’activation (“aktivering”), de profiter d’un retournement de conjoncture sur le marché de l’emploi.

Concrètement, un demandeur d’emploi a le droit/le devoir de suivre un processus d’activation après au plus tard 9 mois passés au chômage (6 mois pour les moins de 30 ans et les plus de 60 ans, 13 semaines pour les nouveaux diplômés). L’activation peut prendre trois formes différentes: un stage en entreprise, un emploi aidé ou une formation.

– Les stages peuvent être effectués dans le public comme dans le privé pour une durée variant de 4 à 13 semaines.

– Les emplois aidés (“job med løntilskud”) ont une durée plus longue (de 26 à 52 semaines) et sont dans un premier temps proposés dans le secteur public pour les jeunes diplômés. Le demandeur d’emploi bénéficiant de ce dispositif continue de percevoir son allocation chômage (ou l’aide sociale de remplacement versée par la commune) dans le public ou un salaire correspondant à celui défini dans le cadre des conventions collectives dans le privé.  Il est d’autre part tenu de poursuivre sa recherche d’emploi, même si la durée hebdomadaire de l’emploi aidé peut aller jusqu’à 30 heures par semaine. Les entreprises ou institutions proposant des emplois aidés percoivent une indemnité horaire versée par l’Etat variant du simple au double selon qu’ils se déroulent dans le privé ou dans le public.

– Les formations ne peuvent en aucun cas excéder 6 semaines. Il s’agit de répondre au manque de compétences du demandeur d’emploi dans des domaines clés (rédaction de CV et de lettres de motivation, développement des compétences informatiques…).

Le dispositif d’activation des demandeurs d’emploi est, depuis son introduction, controversé. Au-delà de son coût élevé (540 millions d’euros en 2008 avec un nombre de personnes activées de l’ordre de 40 000 au cours de la même année, 50 000 en 2009), une part significative de ceux en ayant bénéficié doute de son utilité, surtout dans le cadre du suivi de certains cursus ou formations (2). La crainte est aujourd’hui que la récente réforme  du financement des allocations chômage n’accentue les doutes exprimés puisque les communes se verront davantage refinancées par l’Etat lorsqu’elles auront proposé une activation aux demandeurs d’emploi dont elles ont la charge.

Mis en place dans un contexte économique particulièrement difficile (pic de chômage de 12,5% en 1993), le troisième pilier du modèle de flexicurité a accompagné la marche du Danemark vers le plein emploi (taux de chômage de 1,6% au moment de l’apparition de la crise actuelle). Les quelques études disponibles sur le sujet se gardent bien de quantifier son impact. Mais il est souvent souligné que la “peur” d’être activé incite le demandeur d’emploi à faire tout son possible pour sortir du chômage avant l’échéance.

Les difficultés liées à la mesure de l’efficacité du modèle de flexicurité danois ne sont d’ailleurs pas nouvelles. Il est de la même manière particulièrement épineux d’établir un lien de causalité entre la flexibilité qui caractérise le modèle et les résultats obtenus en termes d’emploi.

Mais l’essentiel n’est pas là. Le principe d’activation à la base de la politique active de l’emploi à la danoise vise avant tout à ne pas laisser le demandeur d’emploi en plan en veillant à ce que la période passée au chômage ne porte pas atteinte à son employabilité. Couplé au niveau des allocations chômage, il contribue à rendre la moins traumatisante possible la période passée sans emploi. Dans le contexte actuel, ce n’est déjà pas si mal…

(1) www.lo.dk/Englishversion/News/PeriodsofNoticeontheDanishLabourMarket.aspx

(2) “Ledige dumper aktivering” LO Ugebrevet A4, numéro 39, 16 novembre 2009 http://www.ugebreveta4.dk/2009/200939/Baggrundoganalyse/Ledige_dumper_aktivering.aspx

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Les objectifs du Danemark en termes d’éducation à l’horizon 2015

SPM_A1247Conséquence de la crise économique actuelle, le gouvernement danois n’a pas d’autre choix que de renoncer aux objectifs contenus dans le “plan économie 2015” en termes de finances publiques. En revanche, face au glissement du pays en termes de PIB par habitant (entre 1997 et 2007 le Danemark est passé de la 6ème à la 12ème place au sein de l’OCDE), qui résulte pour une bonne part d’une évolution comparativement défavorable de la productivité du travail, les objectifs en termes d’éducation contenus dans la stratégie mondialisation de 2006 (95% d’une génération est censée atteindre le niveau baccalauréat et 50% obtenir un diplôme d’études supérieures à l’horizon 2015) restent plus que jamais d’actualité (1).

Première étape conditionnant l’atteinte d’une partie de ces ambitieux objectifs, la récente présentation par le gouvernement danois d’un plan de lutte contre le chômage des jeunes (15-24 ans), qui atteignait 11,2% en juillet 2009 selon Eurostat (contre 24,2% en France) (2). Le plan est avant tout basé sur la création, au cours de l’année 2010, de 5000 places de stage d’apprentissage pour les élèves des filières professionnelles, dans un contexte marqué par l’envolée des demandes et la baisse simultanée du nombre de conventions signées en dépit du renforcement des mesures de soutien aux entreprises déjà prises par les autorités danoises (800 euros par convention de trois mois signée, prime de 1300 euros en cas d’embauche) (3). Le plan est également complété par la prise en charge, dès la première semaine d’inscription dans un jobcenter (contre trois mois auparavant), des jeunes de 18-19 ans sans formation (suivi obligatoire d’une formation universitaire, d’un stage ou d’un cursus de recherche d’emploi).

imageSource: Employment Outlook 2009, OCDE

Le plan est salué par les organisations syndicales, qui soulignaient depuis quelques mois déjà le besoin d’enrayer la chute de popularité des filières professionnelles, qui n’a jamais été aussi basse depuis le début de la décennie. Une évolution sans aucun doute accentuée par la multiplication de cas dans lesquels les étudiants, n’obtenant pas de stage, étaient contraints de mettre un terme à leur formation…

Parmi les pistes suivies pour atteindre l’objectif de 95% d’une classe d’âge au niveau baccalauréat (voie générale ou professionnelle):

– Implication croissante des communes (nouvelle législation précisant davantage leurs responsabilités dans le domaine de l’éducation, introduction d’un dispositif récompensant les communes parvenant à augmenter le nombre de jeunes poursuivant des études secondaires ou ayant atteint le niveau baccalauréat et sanctionnant celles qui n’y parviennent pas, publication des résultats obtenus par chaque commune afin de suciter un esprit d’émulation, suivi obligatoire des jeunes ayant abandonné ou n’ayant pas commencé d’études secondaires…).

– Augmentation du nombre de stages proposés dans le secteur public et renforcement du montant des primes versées aux entreprises.

– Réforme du fonctionnement de la 10ème classe (qui serait l’équivalent d’une année entre la 3ème et la seconde en France), qui devra être centrée sur l’aide en direction des élèves les plus faibles afin qu’ils puissent débuter une formation professionnelle.

– Lutte contre l’abandon des études en cours de route: accent mis sur les dispositifs d’orientation, développement du nombre de tuteurs, individualisation plus poussée des formations proposées…

Parmi les pistes suivies pour atteindre l’objectif de 50% d’une classe d’âge obtenant un diplôme d’études supérieures:

– Renforcement du rôle du lycée dans la préparation au suivi  d’une formation supérieure (diminution du nombre de matières obligatoires, introduction de davantage de NTIC dans l’enseignement, mise en place de plusieurs centres destinés à renforcer l’enseignement des sciences de la nature, développement de la formation continue des proviseurs…).

– Renforcement de l’attractivité des formations supérieures (renouvellement constant des formations et des matières proposées, développement des dispositifs d’orientation, obligation faite aux institutions concernées de mener un dialogue avec les étudiants en difficulté…)

– Développement du nombre de formations proposées dans les domaines des sciences de la nature, de la santé et des technologies.

– Réduction du montant de l’allocation étudiante dans le cas où un étudiant attend plus de deux ans après son baccalauréat pour débuter une formation supérieure. De même, durcissement des règles de perception de l’allocation étudiante dans le cas où les étudiants prennent trop de temps pour terminer leur formation. Mise en place d’une date limite de remise de mémoire de fin d’études…

Les dernières données avancées par les autorités danoises indiquent qu’un bout de chemin reste à faire avant de remplir les objectifs fixés en termes d’éducation à l’horizon 2015: 80% d’une classe d’âge est ainsi arrivée au niveau baccalauréat en 2007, tandis qu’un peu plus de 40% obtenait un diplôme d’études supérieures (4). Des niveaux que le Danemark peine à dépasser depuis 2000, comme l’illustrent les données contenues dans une étude de Ærådet, think-tank rattaché à LO, la principale confédération syndicale danoise (5).

Part d’une classe d’âge n’ayant pas suivi d’études secondaires complètes

image Source: Ærådet

Dans ce contexte, les partenaires sociaux réclament davantage d’initiatives, notamment l’adoption par le gouvernement d’une garantie d’éducation pour l’ensemble des jeunes constituée par le droit/devoir de suivre un parcours scolaire minimum de 12 ans. Après tout, rien de mieux que de miser sur la R&D et sur l’éducation pour préparer l’après-crise, en France comme au Danemark…

(1) http://www.globalisering.dk/multimedia/55686_strat.pdf

(2) http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-01092009-AP/EN/3-01092009-AP-EN.PDF

(3) http://www.uvm.dk/Uddannelse/Erhvervsuddannelser/Om%20erhvervsuddannelserne/Nyheder/Erhvervsuddannelser/Udd/Erhvervs/2009/Maj/090507%20Ny%20politisk%20aftale%20om%20praktikpladspakke.aspx

(4) http://www.uvm.dk/Uddannelse/Tvaergaaende%20omraader/Temaer/95%20procent%20maalsaetning.aspx

(5) http://ae.dk/publikation/uddannelse-er-noglen-til-fremtidens-velfaerd

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