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Danemark: 1er anniversaire réussi pour NemID

P4027392-fifAccéder à son service de banque en ligne, à ses informations personnelles dans ses échanges avec le secteur public (retraite, impôts, déménagements…), procéder à des achats en ligne, commander des médicaments, jouer à la loterie nationale, vendre aux enchères, réserver des livres à la bibliothèque…à l’aide d’une seule solution électronique ? Vous en rêviez, les Danois l’ont fait. Cela s’appelle NemID (1).

S’inscrivant dans la stratégie numérique 2007-2010 proposée par le gouvernement et fruit d’une coopération entre IT-og Telestyrelsen (agence placée sous l’autorité du ministère de la Science, de la Technologie et de l’Innovation) et le secteur bancaire, NemID, mis au point par la société DanID A/S, a été officiellement lancé au 1er juillet 2010. L’objectif ? 30% de la communication entre le citoyen danois et le secteur public (Etat, régions et communes) effectuée de manière électronique d’ici 2012 et 50% d’ici 2015.

3,2 millions de Danois (pour une population totale de 5,5 millions), soit près de 80% de la population d’âge adulte, recouraient à cette solution au 1er juillet 2011. Il faut dire qu’elle a été rendue obligatoire pour ceux disposant au préalable d’un service de banque en ligne et qu’elle a fait l’objet d’une intense campagne publicitaire insistant sur sa facilité d’utilisation. Avec l’accord du citoyen (donné dans 90% des cas), NemID peut être utilisé, outre le service de banque en ligne, dans les cas cités ci-après (2).

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Concrètement, chaque citoyen a besoin d’un nom d’utilisateur (soit son numéro CPR (sécurité sociale), soit son nom véritable, soit un nom d’emprunt), d’un mot de passe propre et d’une carte d’accès papier (renouvelable à souhait) comportant 148 codes. Un cocktail ordinateur/papier qui peut sembler rudimentaire, mais qui décourage toute attaque internet classique. L’Association des Banques Danoises (Finansrådet) indiquait récemment qu’aucune infraction n’a été enregistrée depuis septembre 2010 (3).

Testé sur Windows, Mac et Linux, NemID fonctionne avec n’importe quel PC ayant une connexion internet à condition d’installer le programme JAVA. A terme, NemID devrait également fonctionner à partir d’un iPhone.

Le succès de NemID met une nouvelle fois en lumière les capacités d’appropriation par la population danoise des nouvelles solutions technologiques…dès lors que l’Etat l’y incite, via une stratégie numérique détaillée. Pas étonnant que le Danemark apparaisse à la deuxième place mondiale en termes d’économie numérique…(4).

(1) www.nemid.nu

(2) https://www.nemid.nu/om_nemid/her_kan_du_bruge_nemid

(3) « NemID holder hackerne væk » Politiken, 21 juin 2011 http://politiken.dk/tjek/digitalt/internet/ECE1313618/nemid-holder-hackerne-vaek

(4) http://www-935.ibm.com/services/us/gbs/bus/pdf/eiu_digital-economy-rankings-2010_final_web.pdf

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Le Mouvement Démocrate Danemark en ordre de marche

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Le Mouvement Démocrate Danemark a tenu dimanche 1er mars son assemblée générale fondatrice. L’occasion d’un premier bilan d’étape après son lancement officiel à l’été 2008. L’occasion également de préparer les échéances cruciales de cette année (élections européennes, conférence internationale sur le climat), sans oublier le suivi, toujours instructif, de l’actualité économique danoise et  des réformes structurelles prévues dans le domaine de la fiscalité et de l’emploi.

A ce propos, les articles de ce blog qui ont été publiés sur différents sites d’information en France (Bétapolitique, Agoravox, La fusion ANPE-Unedic pour les nuls…) ont donné lieu à des commentaires instructifs. Dans le domaine de l’emploi par exemple, ils ont permis à certains de prendre conscience du gouffre existant entre les décisions prises par nos dirigeants actuels (peut-être devrais-je plutôt dire par notre hyper-président actuel…) et les engagements passés au niveau européen en termes de flexicurité. Ils ont également parfois suscité quelques doutes, surtout lorsqu’ils appelaient avec insistance à tendre, sous certains aspects, vers le modèle danois.

Des interrogations légitimes, très souvent liées à la taille du pays. Il est vrai que comparer la France (63 millions d’habitants) avec le Danemark (5,5 millions) peut paraître incongru. Mais soyons clairs: sur quasiment aucun des thèmes jusqu’ici abordés, une transposition telle quelle des dispositifs en vigueur au Danemark n’est possible vers notre pays. En revanche, une comparaison France/Danemark sur des sujets économiques permet, sur certains points pouvant s’avérér décisifs, de se rendre compte de différences d’approche face aux problèmes communs rencontrés par nos sociétés, de différences de mentalité, de comportements, de culture, qui lorsqu’elles sont correctement exposées, appellent à un sursaut de notre part.

Depuis le lancement de Courrier Danemark en juin 2008, 33 articles ont été publiés. Une contribution parmi tant d’autres (la blogosphère MoDem prend de l’ampleur, n’en déplaise à certains qui nous reprochent d’être aussi pauvres en idées que ne le sont aujourd’hui un PS divisé et inaudible et une UMP verrouillée par son grand chef), qui débouche sur les propositions suivantes: (1)

1) L’incontournable priorité donnée, lors des prochaines présidentielles, à la mise au point d’un “plan économie 2020” comportant, à l’heure où le déficit public devrait atteindre 100 milliards d’euros, une stratégie réaliste mais indéfectible de désendettement, des objectifs précis en termes d’expansion du marché du travail ainsi qu’une une forte dimension sociale (2). Le refus de redonner toute sa place à la prospective symbolise à lui seul l’échec programmé du gouvernement actuel: il ne viendrait à l’idée de personne de lui reprocher un quelconque manque d’activisme, mais comment naviguer sans boussole?

2) Après la boussole, la méthode de gouvernement. Comment peut-on encore croire à des résultats tangibles de la part de l’”équipe” actuellement au pouvoir lorsqu’elle s’efface chaque jour davantage derrière un seul personnage, fut-il président, qui prétend disposer de la science infuse? Tout simplement inenvisageable au Danemark, car rétrograde, inefficace et, doit-on le rappeler, anti-démocratique. Rappelons que les ministres eux-mêmes font désormais étalage de leurs états d’âme. Morceaux choisis: « Nicolas Sarkozy doit faire ce qu’il ne sait pas faire : travailler en équipe et valoriser ses ministres”. « Le seul type non humilié, c’est l' »ami » du président, Brice Hortefeux. Sinon, vous n’êtes rien. Ce système détruit l’idée de gouvernement ». Ou la phrase qui résume tout: “Ce ne sont pas les gens qui sont faibles, c’est l’organisation” (3).

3) L’adoption de réformes structurelles face à la crise actuelle. La version finale du “paquet de printemps” danois est singulière. Elle prépare le pays, à travers une réforme fiscale, à une série de défis de moyen terme (évolutions démographiques négatives sur le marché de l’emploi, amélioration de la place du Danemark en termes de concurrence fiscale, atteinte des objectifs ambitieux en termes d’environnement et de climat…). Elle ouvre également la voie, à travers les mesures proposées en termes de relance de la consommation privée, à une forte reprise dès lors que la crise sera surmontée. Pour résumer, bien que le Danemark soit une petite économie très ouverte sur l’extérieur, son gouvernement n’hésite pas à miser également sur une relance par la consommation. Loin des mesures prises par notre gouvernement, qui se sert de l’échec de la relance mitterrandienne du début des années 80, uniquement basée sur la relance par la consommation, pour masquer le fait qu’au vu de la situation des finances publiques, il n’a en vérité pas les moyens d’une telle politique, pourtant souhaitable…

4) La gestion responsable des finances publiques. La dette publique danoise est passée de plus de 80% en 1993, soit exactement le niveau attendu de la dette française d’ici la fin de l’année 2009, à moins de 30% aujourd’hui. Petite précision: sans jamais que les recettes pétrolières ne dépassent plus de la moitié des excédents budgétaires. Chez nous, l’irresponsabilité débouche sur le graphique suivant:

Cliquez ici

5) La nécessité d’une réforme des collectivités territoriales de grande envergure, basée sur la réduction du nombre de communes et la suppression d’au moins un échelon administratif (département ou région). Une réforme allant donc bien au-delà des recommandations de la Commission Balladur…Enseignement important de l’expérience danoise en la matière, l’exigence d’un large tour de table avant toute décision. En dépit de la taille réduite du pays, il a fallu pas moins de 5 ans entre l’instauration de la “Skrukturkommissionen” et l’entrée en vigueur effective de la réforme au 1er janvier 2007…

6) La remise à plat de la fiscalité. Les Danois montrent aussi la voie dans ce domaine, la réforme tant attendue en ces temps difficiles ayant fait l’objet d’un accord politique dimanche 1er mars. A peine 50% des contribuables francais s’acquittent de l’impôt sur le revenu contre 90% au Danemark…Dans ces conditions, comment oser se vanter d’un modèle social basé sur la solidarité?

7) Le réel rapprochement avec le modèle de flexicurité. Un rapprochement passant notamment par la priorité donnée à une vaste politique de formation continue qui soit autant centrée sur les personnes les moins qualifiées que sur les plus qualifiées comme c’est malheureusement le cas aujourd’hui. Rappelons que chaque salarié danois dispose de deux semaines de formation par an dans le cadre des conventions collectives. La formation continue est donc un droit que les organisations syndicales de notre pays seraient bien inspirées d’inscrire tout en haut de leur liste de revendications. Le droit de devenir meilleur au bénéfice de tous.

8) La stratégie tous azimuts en termes d’emploi des séniors. A l’heure où le taux de chômage repart vers les sommets, il serait plutôt malvenu d’initier une telle stratégie. Mais la crise finira bien un jour par être surmontée. Ce jour-là, il sera alors temps de mettre au point une stratégie d’envergure (campagnes de sensibilisation, mise en place de groupes de réflexion, incitations fiscales, cumul emploi/retraite…) visant à faire décoller le ridicule taux d’emploi des 55-64 ans dans notre pays. Avec le mot d’ordre suivant: l’emploi des séniors, c’est l’avenir de notre Etat-Providence…ou de ce qu’il en reste au vu du fourvoiement de nos dirigeants au cours des trente dernières années.

9) La stratégie numérique. Le site www.borger.dk est un modèle du genre. Il résulte de la collaboration étroite entre l’Etat danois, l’Association des Communes (KL) et l’organe représentant les régions (Danske Regioner). Cette collaboration vaut pour tous les aspects du numérique aujourd’hui, notamment la stratégie numérique 2007-2010. Elle se retrouve également dans l’existence d’une structure de coordination rassemblant des employés de différents ministères et des collectivités territoriales. Une collaboration et un regroupement des efforts enfin compris aujourd’hui par les autorités françaises. Mais point de site internet de qualité similaire pour nos concitoyens…

10) Last but not least, la révolution culturelle ou l’analyse des causes culturelles du retard de croissance de notre pays. Un condensé des difficultés rencontrées par la France face à la mondialisation (rejet idéologique de tout processus de délocalisation, absence de véritable dialogue social, irresponsabilité de nos dirigeants dans la conduite du pays, mode de management “préhistorique”, refuge hypocrite derrière la grandeur de la langue française et la nécessité de la défendre face à l’anglais pour éviter de lancer un véritable débat sur le retard en termes de connaissance des langues étrangères…). A quand un réel calcul de l’impact de ces blocages sur la santé du pays?

Regardez bien ces dix points, inspirés des bonnes pratiques danoises. Il est probable qu’aucun ne suscite de levée générale de bouclier. Parce que dans la situation dans laquelle se trouve notre pays, il est indispensable de les mettre en application. Demandez-vous maintenant combien d’entre eux ont réellement été pris en compte par le gouvernement actuel. Quasiment aucun. De plus en plus de gens comprennent pourtant leur importance. La force du Mouvement Démocrate est d’être aujourd’hui capable de les rassembler.

(1) Pour de plus amples informations sur la stratégie internet du Mouvement Démocrate, voir l’article suivant: “Bayrou veut rassembler les intelligences sur internet”, Le Figaro, 26 février 2009 http://www.lefigaro.fr/politique/2009/02/25/01002-20090225ARTFIG00508-bayrou-veut-rassembler-les-intelligences-sur-internet-.php

(2) Outre le “plan économie 2015” auquel s’accroche désespérément le gouvernement danois, un bon exemple de plan de prospective dans le domaine social est donné par Det Radikale Venstre: http://www.radikale.dk/CMS/forside04.aspx?SiteID=78566

(3) “Les ministres doutent de la méthode Sarkozy”, Le Monde, 27 février 2009 http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/02/27/l-hyperpresidence-de-nicolas-sarkozy-suscite-des-critiques-grandissantes-dans-son-camp_1161149_823448.html

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Pour un véritable plan de développement de l’administration numérique

CPH Xmas 08 (12)

Présenté le 20 octobre 2008 par Eric Besson, Secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, de l’Evaluation des Politiques Publiques et du Développement de l’économie numérique, le “Plan France Numérique 2012” est composé de pas moins de 154 “actions” censées permettre à la France de rattraper son retard sur les nations les plus avancées dans ce domaine (1).

Un rapport quelque peu fourre-tout que le Secrétariat d’Etat a été particulièrement bien inspiré de ne pas alourdir davantage en réduisant l’action numéro 120 à sa plus simple expression: “Lancer un plan stratégique de l’administration électronique avant la fin de l’année 2008”.

Et le même rapport de préciser: “Il convient dorénavant de passer à une deuxième phase du développement de l’administration électronique, en renforçant une vision centrée sur l’usager et de proposer des services personnalisés. L’heure est venue de passer des administrations en ligne au “Service Public en ligne”. L’objectif du gouvernement est d’ouvrir un accès personnalisé et sécurisé aux services de l’administration pour chaque Français” (2).

Ce “plan stratégique” n’ayant pas encore été présenté, faisons le voeu (la période est propice) que l’exemple du Danemark sera bien avancé et utilisé à bon escient. Une chose dont il est permis de douter après les erreurs et les omissions de ce même Secrétariat d’Etat sur des thèmes aussi importants que le planning stratégique, le chômage ou l’emploi des séniors…

La présence du Danemark dans le débat entourant l’administration numérique est pourtant d’autant plus incontournable que le tout dernier rapport des Nations-Unies (“UN E-Government Survey 2008”) désigne le site www.borger.dk (citoyen.dk) comme le meilleur portail d’information au monde à destination des utilisateurs de service public (3). D’une apparence sobre et manquant encore à ce jour d’une version en anglais (pardon, en français), son classement n’est toutefois pas usurpé si l’on analyse la façon dont il est agencé.

Tout d’abord, le site a abandonné depuis début 2007 toute idée de classement par évènements de vie (par exemple, “Je déménage”, “Je cherche un emploi”, “Je me marie”, ou encore “J’attends un enfant”, comme cela apparaît sur l’équivalent de borger.dk en France, à savoir service-public.fr) (4). Le motif? C’est une méthodologie qui répond davantage aux besoins de l’Etat qu’à ceux du citoyen. Une erreur dommageable lorsque l’on prétend être à l’écoute de ce dernier…

Borger.dk logo link til forsiden

le portail de l'administration française

Les informations sont donc proposées par sujet (18 catégories), par “thème citoyen” depuis peu (“Mes enfants, “Mon logement”, “Ma retraite”), ce deuxième niveau de classification offrant ainsi “l’accès personnalisé” souhaité par notre gouvernement à travers le recours au principe de signature digitale. Enfin, à partir de 2012, chacun pourra disposer d’une page personnelle retraçant toutes les données issues des échanges avec le secteur public. Ajoutons également que le site contient plus de 600 solutions de self-service…

Un des enseignements à tirer de l’expérience danoise a trait à l’évaluation régulière du site afin d’y apporter les améliorations nécessaires. Une enquête de notoriété est ainsi menée une fois par an, tandis que le site participe également chaque année à un concours visant à comparer l’efficacité des différents sites internet publics.

Ce site internet national unique résulte de la collaboration étroite entre l’Etat danois, l’Association des Communes (KL) et l’organe représentant les régions (Danske Regioner). Cette collaboration vaut pour tous les aspects du numérique aujourd’hui, notamment la stratégie numérique 2007-2010, financée à part égale entre les trois entités (5). Elle est également reflétée dans l’existence d’une structure rassemblant des employés de différents ministères et des collectivités territoriales.

Dans ce contexte, on ne peut que s’étonner du retard français dans l’implication d’acteurs sans lequels toute stratégie est vouée à l’échec, un retard d’ailleurs reconnu par le cabinet Besson: “L’organisation administrative française dans le domaine du numérique, caractérisée par une certaine dispersion des structures et des tâches, se trouve en quelque sorte dépassée par ce mouvement de fond parce qu’elle de dispose pas d’un lieu capable de préparer une stratégie d’ensemble, de fédérer les actions, de traiter globalement les problématiques communes. Le potentiel de croissance et de compétitivité apporté par le numérique ne peut, dans ces conditions être pleinement exploité” (6). D’où l’action numéro 144: “Regrouper au sein d’une Délégation Nationale au Numérique les moyens humains et financiers consacrés de manière transversale au numérique” (7). Une question me brûle les lèvres: cette “Délégation Nationale au Numérique” ne gagnerait-elle pas en efficacité en étant accompagnée d’une ambitieuse réforme des collectivités territoriales?

En attendant, le plus grand obstacle qui empêche notre pays d’arriver au niveau de ce qui se fait au Danemark en termes d’administration numérique est culturel: il est en effet à parier que la perspective pour chaque citoyen de disposer d’une page contenant des données personnelles suscite la polémique…

(1) Le rapport complet est disponible à l’adresse suivante: www.francenumerique2012.fr

(2) “France numérique 2012: Plan de développement de l’économie numérique”, page 62, www.francenumerique2012.fr

(3) “UN E-Government Survey 2008”, Nations-Unies, janvier 2008. http://www.unpan1.un.org/intradoc/groups/public/documents/UN/UNPAN028607.pdf

(4) www.service-public.fr

(5) Cette stratégie est disponible, en anglais, à l’adresse suivante: http://modernisering.dk/da/english/e_governement_strategy/

(6) “France numérique 2012: Plan de développement de l’économie numérique”, page 72, www.francenumerique2012.fr

(7) Page 73.

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